Vendredi 24 avril 2009
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Après deux années de restauration, la statue équestre de Louis XIV regagne le château de Versailles le 27 avril 2009 grâce au mécénat de la Française des Jeux. Autrefois implantée au niveau de la
grille royale aujourd’hui restituée, cette statue replacée au tiers inférieur de l’axe central de la place d’Armes, accueillera symboliquement les millions de visiteurs qui chaque année
découvrent Versailles.
Lorsque Louis-Philippe convertit l’ancienne résidence royale en musée dédié «A toutes les gloires de la France », il commanda une statue équestre de Louis XIV qu’il décida de placer à
l’intersection des deux axes majeurs de composition du Château (est-ouest et nord-sud), à la limite de l’avant-cour et de la cour Royale. Cet ancien emplacementcorrespond à celui du portail
central de la grille Royale, démolie en 1794.
La statue, installée en 1836 par l’architecte Frédéric Nepveu, est constituée de deux sculptures indépendantes en bronze. Le cheval, sculpté par Pierre Cartellier et fondu en 1829, fait partie
d’une commande, restée inachevée, initiée en 1816 par Louis XVIII pour le rétablissement de la statue équestre de Louis XV, sur la place de la Concorde. Le cavalier est réalisé par son gendre
Louis-Messidor Petitot en 1836. Les deux sculptures ont été coulées en bronze par le même fondeur, Charles Crozatier.
Cette œuvre impressionnante a représenté une véritable prouesse technique s’agissant d’une fonte à très grande échelle. Placée à plus de quatre mètres du sol sur un piédestal en pierre dure de
Saint-Nom, entouré de quatre bornes de granit marquant les angles, la statue mesure environ 5,5 m. de haut pour une longueur totale de 4,5 m.
La restauration en a été rendue possible grâce à un mécénat de la Française des Jeux. La Française des jeux déclare : « Le mécénat de la Française des Jeux, entreprise populaire et solidaire,
s’inscrit dans le respect de son identité et de ses valeurs. Le financement de la restauration de la statue, illustre l’ouverture de l’entreprise à la préservation du patrimoine. Au-delà de ce
projet, elle souhaite favoriser l’accessibilité de lieux culturels à un large public, notamment des familles qui n’auraient pas les moyens de le faire, comme cela avait été réalisé au musée du
quai Branly en coordination avec le Secours Populaire français. »
Après une étude détaillée menée par Frédéric Didier, architecte en chef des Monuments Historiques, en association avec le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques, les travaux de
restauration ont été réalisés par la Fonderie de Coubertin, spécialisée dans les bronzes monumentaux.
La restauration a porté non seulement sur la reprise des armatures internes et externes corrodées, mais aussi sur le nettoyage des épidermes altérés, la réparation et le remplacement de certaines
pièces, la patine générale des bronzes et le traitement final avec une cire de protection microcristalline. Le piédestal en pierre, soumis aux coulures du bronze de la statue équestre, a été
également démonté et restauré.
Le retour de la statue équestre à cet emplacement marque le début de la requalification de la place d’Armes à laquelle est très attaché Jean-Jacques Aillagon, Président de l’Etablissement public
du musée et du domaine national de Versailles. Il déclare : « Dès ma nomination à la présidence de l’Etablissement public du musée et du domaine national de Versailles, j’ai pris l’engagement
de faire réinstaller la statue équestre de Louis XIV dans un emplacement digne, convenable, visible et symboliquement aussi fort que celui qu’elle occupait dans la cour royale avant la recréation
de la grille qui désormais la clôt. Cette statue accueillera donc le public du château de Versailles sur cette place d’armes qui, depuis le 1er janvier 2009, fait partie du domaine remis en
dotation à l’Etablissement public. L’œuvre voulue par Louis-Philippe comme un hommage au roi qui avait tant désiré Versailles, continuera ainsi de marquer le point de rencontre entre le château
et la ville, entre Versailles et le monde. La Française des Jeux, par sa générosité, a rendu cette initiative possible. Je tiens à lui marquer ma gratitude. »
Au passage, cette petite phrase anodine signifie autre chose que le simple accueil du public grâce à la statue équestre de Louis XIV.
La place d'Armes fait désormais partie du domaine de l'établissement public du chateau.
En d'autres termes, la mairie qui gérait le parking de la place d'Armes, a perdu les recettes de ce parking au profit du chateau.
3 millions d'euros par an.
Et je ne crois pas que le chateau verse un sou à la ville pour les contraintes qu'il lui fait subir.
alors aux armes citoyens !
En fait, c'est la ville qui perçoit les redevances du parking sans être propriétaire des lieux.
La place d'Armes fait partie du domaine de l'établissement public du chateau, ce qui n'a pourtant pas d'incidence, pour le moment en tout cas, sur la perception des redevances qui resteront à la ville.
Quant au maire lui-même, il n'est pour rien dans une décision pour laquelle son avis ne lui a pas été demandé.
En fait, c'est surtout au niveau du ministère de la culture que la remise en dotation s'est décidée. Il est probable que la place d'Armes faisait partie du patrimoine immobilier de l'Etat et qu'elle est désormais passée à l'établissement public du chateau, sans conséquence sur les recettes du parking.
Merci, voilà qui est plus clair. Et rassurant.