Koons le gonflé
L'expo de Koons au château de Versailles suscite tellement de commentaires, de critiques et d'interrogations à travers le monde (et je ne vous parle pas de Versailles...) qu'il faut y aller. Pour voir, pour juger, pour dire "oui, j'ai vu".
Et ce soir, lors de l'inauguration, j'ai vu un spectacle incroyable. Ni beau, ni moche, ni nul, ni fabuleux. Mais dérangeant, drôle, déraisonnable, anormal. Les invités de ce soir, à part quelques vieux grincheux, s'interrogeaient, commentaient, donnaient leurs préférences, alors que la plupart y allaient à reculons. Tous n'ont pas aimé, mais personne n'oubliera, car l'oeuvre de Koons les a dérangés, comme il a dérangé ce bon vieux château.
Mis à part quelques oeuvres sans aucun intérêt (selon moi), à la limite de l'escroquerie intellectuelle comme les aspirateurs sous les portraits des filles de Louis XV ou les tortues-bouées, les oeuvres exposées s'inscrivaient parfaitement dans leurs contextes : l'oeil "Moon" à la place du trône du roi dans la Galerie des Glaces, le Coeur géant surplombant l'escalier, le bouquet de fleurs dans le kitsch de la chambre de la Reine et bien sûr le homard et son faux frère de lustre. On en verrait même chez soi, comme le train ou le lapin. Quant au balloon extérieur à l'entrée et à la tête bizarre verdoyante de l'Orangerie, ce sont deux spectacles qui valent le détour.
Bref, c'est gonflé. Et moi, je me suis bien marré.




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