Canicule : le ministre de la Justice visite la prison de Versailles

Publié le par MonVersailles

Hier, le quotidien gratuit 20 mn a publié une information très intéressante sur les conditions carcérales en période de canicule et a relaté la visite du ministre de la Justice à la prison des femmes, située au 28 avenue de Paris, à Versailles :

20 minutes : La chaleur à supporter en plus de l'enfermement
"Le ministre de la Justice, Pascal Clément, s’est rendu mardi après-midi, à la maison d’arrêt des femmes de Versailles (Yvelines), pour contrôler les conditions dans lesquelles l’administration pénitentiaire et les détenus affrontent cette période de grande chaleur.
Après la canicule de 2003, même si aucun mort n’avait été recensé durant cette période en milieu carcéral, les prisons doivent chaque été mettre en œuvre un certain nombre de dispositifs en faveur des détenus : eau à volonté, douches supplémentaires, conditions de travail aménagées, fermeture de certains ateliers, aération des parties communes, décalage des horaires de promenade, surveillance et suivi médical des détenus malades, âgés ou fragiles.
La maison d’arrêt de Versailles qui compte 57 femmes en détention, n’est pas une fournaise, mais les conditions de détention sont rendues difficiles par la chaleur. Les détenus dont certaines ont des douches dans leur cellule, se plaignent principalement de ne pas avoir accès à de l’eau fraîche. L’après-midi, certaines préfèrent quitter la fraîcheur de leur cellule pour se regrouper dans la partie de la cour qui se trouve à l’ombre. Là où il fait moins chaud et où l’on se sent le moins en prison."
 

Prison des femmes de VersaillesConstruite en 1750, mais transformée en maison d'arrêt à la Révolution, le bâtiment devint à la fin du XVIIIème siècle une "maison de réclusion pour les femmes publiques" dont la garde était assurée par les sœurs de Saint-Joseph.
Depuis la moitié du XIXème siècle, la maison d'arrêt de Versailles, implantée en zone urbaine, accueille uniquement des femmes détenues, avec une séparation entre les prévenues et condamnées. De 1981 à 1985, des travaux de conformité et d'amélioration furent menés, avec notamment la création d'un bâtiment pour accueillir des hommes bénéficiant d'un aménagement de peine au titre de la semi-liberté.

Pour information : une maison d'arrêt reçoit les prévenus (détenus en attente de jugement) ainsi que les condamnés dont le reliquat de peine n'excède pas, en principe, un an lors de leur condamnation définitive.
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Publié dans Divers

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