Camille Pascal : Jamais le château n'a été aussi ouvert et populaire"
A lire dans le Figaro daté du 17 mai, un article passionnant de l'historien Camille Pascal sur la restauration du domaine de Versailles et sur les contre-sens historiques de ses opposants.
L'auteur rappelle à certains que les travaux actuels correspondent à un retour au Versailles de Louis XIV, car le XIXème siècle l'avait plutôt "barbouillé" : "Les restaurations actuelles effacent peu à peu l'oeuvre de Louis-Philippe pour restituer un Versailles qui n'est pas celui de Sacha Guitry, mais un château désencrassé de la patine romantique dont le XIXe siècle n'avait pas hésité à le barbouiller. Un Versailles éclatant et écrasant, tel qu'il fut voulu par une monarchie soucieuse d'affirmer sa majesté, est donc en train de renaître sous nos yeux. Si les imprécateurs qui crient aujourd'hui au vandalisme ouvraient, de temps à autre, un livre d'histoire, ils comprendraient que la reconstruction de la grille royale rend à l'édifice sa signification politique".
Camille Pascal continue : "Si l'on devait céder aux sirènes de l'immobilisme, il faudrait fossiliser Versailles et l'enfermer, à double tour, derrière une vitrine bien poussiéreuse, les visiteurs étant priés de passer leur chemin ou de se tenir à distance. Or grâce à une politique volontariste, jamais Versailles n'a été aussi ouvert et populaire".
Retrouvez l''intégralité de l'article ici
L'auteur rappelle à certains que les travaux actuels correspondent à un retour au Versailles de Louis XIV, car le XIXème siècle l'avait plutôt "barbouillé" : "Les restaurations actuelles effacent peu à peu l'oeuvre de Louis-Philippe pour restituer un Versailles qui n'est pas celui de Sacha Guitry, mais un château désencrassé de la patine romantique dont le XIXe siècle n'avait pas hésité à le barbouiller. Un Versailles éclatant et écrasant, tel qu'il fut voulu par une monarchie soucieuse d'affirmer sa majesté, est donc en train de renaître sous nos yeux. Si les imprécateurs qui crient aujourd'hui au vandalisme ouvraient, de temps à autre, un livre d'histoire, ils comprendraient que la reconstruction de la grille royale rend à l'édifice sa signification politique".
Camille Pascal continue : "Si l'on devait céder aux sirènes de l'immobilisme, il faudrait fossiliser Versailles et l'enfermer, à double tour, derrière une vitrine bien poussiéreuse, les visiteurs étant priés de passer leur chemin ou de se tenir à distance. Or grâce à une politique volontariste, jamais Versailles n'a été aussi ouvert et populaire".
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