Grégoire Ekmekdje : "Chinois ou Versaillais, il faut un code pour entrer"
Grégoire Ekmekdje et son frère Armen ne sont pas des entrepreneurs versaillais comme les autres. Dans leurs secteurs d'activité, le marché chinois et l'environnement, ce sont des spécialistes qui ont toujours eu une longueur d'avance. Si Armen vit actuellement à Hong-Kong, Grégoire est resté attaché à Versailles et habite à Jouy.Il a accepté de recevoir MonVersailles pour revenir sur son parcours atypique, sur les produits verts révolutionnaires d'Ekko et nous offre même la primeur d'une première française...
MVC : Vous êtes d'origine russe. Pourquoi alors se spécialiser dans la Chine ?GE : C'est une longue histoire ! Mon frère et moi habitions Versailles, à Richard Mique, j'étais à Hoche, lui à Rameau (il a aussi fait le conservatoire et a joué dans un groupe). Ensuite, je me suis engagé dans l'Armée de Terre et Armen a étudié à l'Ileri, une école de relations internationales, où il a écrit une thèse sur le Tibet. Une société de jouets l'a embauché pour externaliser les moyens de production, notamment en... Chine. Puis il a créé Ekko Consulting, pour aider les entreprises à aborder le marché chinois. Il est parti avec femme et enfants s'installer à Hong-Kong. Moi, comme j'étais responsable achats, il m'a proposé l'antenne française.
Au début, on a beaucoup travaillé sur le plastique, mais nous voulions aller plus loin et donner du sens à notre action. C'est ainsi que l'entreprise a décidé de développer une véritable conscience environnementale.
Ekko propose quoi exactement ?
Deux offres bien distinctes : du consulting, c'est-à-dire du service pur, et une aide au développement avec un support commercial. Nous représentons plusieurs sociétés actuellement en Chine. La plupart de notre personnel de Hong-Kong est francophone, ce qui apporte une petite touche française très appréciée là-bas. A côté de nos bureaux de Hong Kong, il y a même un magasin de lampadaires kitsch appelé... Versailles ! Ça doit être un signe... On n'a pas de concurrent en France, à part UbiFrance, mais c’est une très grosse structure, et si on veut nous comparer à eux, disons que nous compensons notre statut de PME par une réactivité très forte et une grande faculté à traiter les produits en profondeur.
Selon vous, quelles sont les différences les plus criantes entre un Chinois et un Versaillais ?Mis à part la taille du territoire, ce sont deux mondes, deux planètes, des extraterrestres l'un pour l'autre. Versailles vit dans l'intemporel et s'endort à 19h. Hong-Kong, elle, vit en effervescence 24h sur 24. Mais il y a aussi des points communs : Chinois et Versaillais utilisent des codes de vie très particuliers, qu’il faut savoir lire pour pouvoir les aborder. Autre point commun : les deux sociétés sont assez hiérarchisées et la manière qu’ont les gens de s'aborder peut présenter des similitudes.
Ekko, c'est aussi des produits environnementaux révolutionnaires...
Oui, et nous en sommes assez fiers. Nos produits ont été plébiscités au dernier salon de l’environnement de Hong-Kong. Ekko s'engage de plus en plus dans le développement durable qui est en train de devenir le véritable secteur d'avenir. Dès 2006, nous avions déjà développé des billes en PLA biodégradable pour l’industrie du jouet, pour éviter de polluer les espaces verts. Chez Ekko Environnement, nous nous sommes spécialisés dans le solaire, car il s'adapte à tout ! On dit même que 2009 sera l'année du solaire : batteries, recharges portables, torches, lampes de détection, lumières déportées, chargeurs de piles, ionisateurs d'air, sacs à dos, kits caravane, valises, fontaines... Mais notre grande fierté, et je vous l'annonce en première française, est l'I-Sun Power, qui n'est rien d'autre que le premier chargeur solaire pour I-Phone ! Ce sera notre produit phare pour 2009.
www.ekko-consulting.com
Voir l'interview de Grégoire Ekmekdje sur TF1
Publicité