1799 – 1970 : la naissance de Revert S.A (1/2)

Publié le par François Guerrier

Versailles, ce n’est pas que le château et les vieux lustres. C’est aussi une histoire économique dense et variée, une série de grandes réussites entrepreneuriales, certaines datant de plus de deux siècles. Deux blogs  versaillais, Détour à Versailles et MonVersailles ont décidé de s’unir pour vous offrir ces histoires souvent belles, parfois mouvementées, mais toujours pleines d’anecdotes croustillantes.

Premier épisode d’une saga consacrée aux grandes réussites versaillaises, l’entreprise Revert fait figure de fleuron de la quincaillerie versaillaise. Le premier épisode relate la naissance de l’entreprise Revert S.A : du modeste marchand de clous aux multiples enseignes versaillaises.

En 1799, Monsieur Lobjeois s’installe comme vendeur de clous dans l’actuelle rue Rameau. Les années passent, le commerce subsiste. Ce n’est certes plus le même propriétaire, mais l’âme originelle demeure. A partir de 1851, le modeste magasin est lié au destin d’une grande famille versaillaise : les Roubinet. En 1886, Albert Roubinet s’installe à l’emplacement actuel du magasin bois-bricolage. L’emplacement est alors bien plus vaste qu’aujourd’hui puisqu’il comprend l’Hôtel des ventes et le cinéma Cyrano. La boutique du 3 rue Rameau se spécialise dans la vente de détail en quincaillerie, l’Hôtel des ventes est un établissement spécialisé dans les équipements automobiles et pneumatiques, et le Cyrano un magasin appelé « le parc à fer ». Lors de la construction du cinéma, la quincaillerie se déplace aux numéros 53 et 55, rue de la Paroisse dans les anciens locaux du Crédit Lyonnais. La banque résilie définitivement son bail en 1927 et s’installe en face.

revert rue rameau versailles

Ce n’est qu’en 1938 que le nom de Revert apparaît pour la première fois. Les frères Revert s’associent alors avec Monsieur Richard, le nouveau gérant. A sa mort, l’enseigne devient Revert Frères. L’entreprise connaît une ascension fulgurante et une formidable extension territoriale. Un épicier en gros chesnaysien vend son commerce aux deux frères en 1953. Ils ouvrent ainsi une quincaillerie générale au 28 rue de Versailles. Le magasin vend notamment de la ferraille, des bouteilles de gaz et même de l’électroménager. Les locaux servent également de dépôt au magasin de la rue Rameau qui ne dispose que de très petites réserves. 

revert versailles quincaillerie logoToutefois, la dynastie Revert ne reste que très peu de temps à la tête du navire. Quelques années plus tard, en 1967, ils vendent le fonds de commerce à Monsieur Pierre Watel-Dehaynin. L’entrepreneur conserve le nom, et crée Revert S.A. Sous son impulsion, la société reprend en gérance libre un magasin sis au 12 rue Carnot. Ouest accessoires est spécialisé dans la fourniture automobile. A la place, Revert y installe ses activités réservées aux professionnels : quincaillerie générale et fourniture de matériel pour l’industrie et le bâtiment. L’entreprise y loge enfin son siège administratif (Bureau direction, comptabilité…).

A l’aube des années 1970, Revert S.A possède quatre adresses à Versailles : 3, rue Rameau (bois, bricolage et peinture) ; 8, rue Rameau (petit électroménager) ; 12, rue Carnot (service aux professionnels) ; 53-55, rue de la Paroisse (quincaillerie générale). Et un magasin au Chesnay : 28, rue de Versailles (quincaillerie générale).  

A suivre…

Devinette : Qu'est-ce qui porte le nom de Roubinet et qu'on voit un peu partout dans Versailles ?

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Commenter cet article
P
Bonsoir:1°-Réponse à la devinette:Le nom "roubinet" apparait sur les plaques des regards d'égouts (robinet, fondeur à Versailles).2°- quand j'étais gamin (né en 1953) , j'accompagnais mon père dans cette quincaillerie , on allait alors chez "Petitpas" . Je suis surpris de ne pas voir mentionner ce nom dans votre historique !3°- à quand la saga de "Bamberger" et de "Magnard" avec des photos si possible!Bravo et bonne continuation pour cette rubrique 
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F
<br /> merci de cette réponse qui est la bonne : bravo !<br /> <br /> Nous allons, Vincent Adeline et moi-même, essayer de publier prochainement d'autres sagas, mais le temps nous manque. Les bonnes volontés sont donc les bienvenues !<br /> <br /> <br />