Revert 1970 – 2008 : les transformations nécessaires (2/2)
Versailles, ce n’est pas que le château et les vieux lustres. C’est aussi une histoire économique dense et variée, une série de grandes réussites entrepreneuriales, certaines datant de plus de deux siècles. MonVersailles.com et Détour à Versailles ont décidé de s’unir pour vous offrir ces histoires souvent belles, parfois mouvementées, mais toujours pleines d’anecdotes croustillantes.
Le dernier épisode de la saga Revert s’attache aux transformations de l’enseigne rendues nécessaires par la concurrence des grands surfaces. Pour répondre à la baisse de ses revenus, Revert S.A s’ouvre notamment à l’exportation.
Nouveaux usages et nouvelles activités
Au début des années 1970, la direction générale change de main. Monsieur Jean Chomet décide la transformation totale du 53-55 rue de la Paroisse. Revert négocie parfaitement le virage de la modernité. Terminé les comptoirs en bois, le nécessaire est fait pour rendre la présentation du matériel plus attractive. L’usage de la vitrine se généralise. La boutique s’oriente à nouveau vers sa spécialité, la quincaillerie pure. La vente en libre service fait également ses grands débuts. Même si les produits sont présentés sous blister, une équipe de vendeurs qualifiés continue d’accompagner les clients.
La restructuration générale de la société continue en 1973. La Société d’Equipement de Salle de Bain et Chauffage (S.E.E.C.), installée au 8 rue Rameau, ferme et devient Revert Location Outillage. Cependant à partir de 1975, le magasin se spécialise en petit électroménager avant de fermer ses portes. En 1984, la quincaillerie du Chesnay ferme les siennes, mais conserve sa fonction d’entrepôt. Au 3 rue Rameau, le magasin devient Revert Bois Bricolage (R.B.B.). Il se spécialise en vente et location de matériel électroportatif, coupe du bois et du verre à la mesure… Tout pour le bricolage ! La transformation n’est pas innocente puisqu’elle répond à l’essor du bricolage en France.
L’ouverture vers l’exportation et les marchés publics
Au début des années 1980, aussi étonnant que cela puisse paraître, Revert S.A s’ouvre à l’exportation. Le service concerné est basé dans les locaux de la rue Carnot. Cette orientation nouvelle correspond à la baisse du chiffre d’affaire de Revert. L’enseigne souffre en effet de la concurrence des grandes surfaces et perd 20% de ses ventes. Le service exportation apporte une manne financière inespérée. Revert jouit même d’une certaine notoriété, peut-être l’image d’un savoir-faire à la française, et décroche les contrats les plus inattendus. En 1978, Revert S.A vend des camions-ateliers à la Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Derrière cette curieuse dénomination se cache tout simplement la Libye du Colonel Kadhafi… Ce contrat fait d’ailleurs l’objet d’un article dans Le Figaro du 1er septembre 1978. Pour l’anecdote, notons que Revert S.A a dû envoyer un émissaire, discrètement par le désert, pour obtenir la main-levée de ses cautions auprès des banques du colonel. Beaucoup de matériel prend par ailleurs la direction de l’Afrique.
A Versailles, l’enseigne poursuit sa mue. En 1995, Revert devient une S.A. à Directoire (Martine Messager et Jean-Paul Fréville) et Conseil de Surveillance (Jean Chomet). A la suite de ces nominations, l’entreprise redéploie son activité professionnelle vers les marchés publics (mairies, armée…). Bien lui en prend ! Revert fournit notamment des mallettes « scène de crime » à la police technique scientifique. Plus récemment (2004 - 2006), l’enseigne versaillaise a remporté le marché de fourniture en outillage de la ville de Paris.
Aujourd’hui Revert est membre du groupe COFAQ, enseigne Master Pro. L’entreprise est dirigée par Martine Messager et Jean-Paul Fréville. Elle possède trois magasins à Versailles : 3, rue Rameau (bois et bricolage) ; 12, rue Carnot (service aux professionnels et location de matériel) ; 53-55, rue de la Paroisse (quincaillerie générale).

Devinette : dans les années 80, les camions Revert étaient peint d’une certaine couleur, plutôt originale : laquelle ?
Le dernier épisode de la saga Revert s’attache aux transformations de l’enseigne rendues nécessaires par la concurrence des grands surfaces. Pour répondre à la baisse de ses revenus, Revert S.A s’ouvre notamment à l’exportation.
Nouveaux usages et nouvelles activités
Au début des années 1970, la direction générale change de main. Monsieur Jean Chomet décide la transformation totale du 53-55 rue de la Paroisse. Revert négocie parfaitement le virage de la modernité. Terminé les comptoirs en bois, le nécessaire est fait pour rendre la présentation du matériel plus attractive. L’usage de la vitrine se généralise. La boutique s’oriente à nouveau vers sa spécialité, la quincaillerie pure. La vente en libre service fait également ses grands débuts. Même si les produits sont présentés sous blister, une équipe de vendeurs qualifiés continue d’accompagner les clients.
La restructuration générale de la société continue en 1973. La Société d’Equipement de Salle de Bain et Chauffage (S.E.E.C.), installée au 8 rue Rameau, ferme et devient Revert Location Outillage. Cependant à partir de 1975, le magasin se spécialise en petit électroménager avant de fermer ses portes. En 1984, la quincaillerie du Chesnay ferme les siennes, mais conserve sa fonction d’entrepôt. Au 3 rue Rameau, le magasin devient Revert Bois Bricolage (R.B.B.). Il se spécialise en vente et location de matériel électroportatif, coupe du bois et du verre à la mesure… Tout pour le bricolage ! La transformation n’est pas innocente puisqu’elle répond à l’essor du bricolage en France.
L’ouverture vers l’exportation et les marchés publics
Au début des années 1980, aussi étonnant que cela puisse paraître, Revert S.A s’ouvre à l’exportation. Le service concerné est basé dans les locaux de la rue Carnot. Cette orientation nouvelle correspond à la baisse du chiffre d’affaire de Revert. L’enseigne souffre en effet de la concurrence des grandes surfaces et perd 20% de ses ventes. Le service exportation apporte une manne financière inespérée. Revert jouit même d’une certaine notoriété, peut-être l’image d’un savoir-faire à la française, et décroche les contrats les plus inattendus. En 1978, Revert S.A vend des camions-ateliers à la Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Derrière cette curieuse dénomination se cache tout simplement la Libye du Colonel Kadhafi… Ce contrat fait d’ailleurs l’objet d’un article dans Le Figaro du 1er septembre 1978. Pour l’anecdote, notons que Revert S.A a dû envoyer un émissaire, discrètement par le désert, pour obtenir la main-levée de ses cautions auprès des banques du colonel. Beaucoup de matériel prend par ailleurs la direction de l’Afrique.A Versailles, l’enseigne poursuit sa mue. En 1995, Revert devient une S.A. à Directoire (Martine Messager et Jean-Paul Fréville) et Conseil de Surveillance (Jean Chomet). A la suite de ces nominations, l’entreprise redéploie son activité professionnelle vers les marchés publics (mairies, armée…). Bien lui en prend ! Revert fournit notamment des mallettes « scène de crime » à la police technique scientifique. Plus récemment (2004 - 2006), l’enseigne versaillaise a remporté le marché de fourniture en outillage de la ville de Paris.
Aujourd’hui Revert est membre du groupe COFAQ, enseigne Master Pro. L’entreprise est dirigée par Martine Messager et Jean-Paul Fréville. Elle possède trois magasins à Versailles : 3, rue Rameau (bois et bricolage) ; 12, rue Carnot (service aux professionnels et location de matériel) ; 53-55, rue de la Paroisse (quincaillerie générale).

Devinette : dans les années 80, les camions Revert étaient peint d’une certaine couleur, plutôt originale : laquelle ?
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