Le Versailles secret se dévoile…

Publié le par Marie Chipponi

arts magazine versailles chateauLe plus beau château du monde a encore des secrets à livrer et se confie à Arts Magazine. Comme une courtisane au temps des rois, Versailles sait se faire désirer et dévoile peu à peu ses mystères. Pendant que des centaines de touristes s’agglutinent dans le palais des glaces, il existe des lieux où le calme rend hommage à l’histoire. Perdus au fin fond du jardin, nichés sous les toits ou confinés derrière les dorures et les boiseries, ces endroits discrets ont abrité les secrets et le quotidien des grands de Versailles. Glissez-vous dans les pas de Marie-Antoinette, de Louis XIV ou de la Pompadour et laissez-vous bercer par les affres de l’histoire.
Arts Magazine a concocté des rendez-vous dignes des princes, réservés à ses abonnés et à ses lecteurs. En avant-goût, Monversailles vous fait découvrir ces endroits que l’histoire a caché…

Dans l’intimité de Marie-Antoinette
Imagine-t-on Marie-Antoinette dans ses appartements officiels, dénués de meubles au milieu de ces boiseries rutilantes ? Le bruit sourd des centaines de pas empêche toute évasion… Pourtant derrière ces pièces d’apparat dorment les appartements privés de la reine. Seuls des petits groupe y ont accès. Et pour cause, le silence est d’or… Ces petites pièces symbolisent bien le goût de la reine pour la décoration. Son cabinet doré fourmillent de boiseries d’inspiration antiques. Tendance que la souveraine a insufflé elle-même. On découvre aussi une bibliothèque. Peu férue de littérature, Marie-Antoinette aimait voler dans l’étiquette. Comme les hommes, elles s’est construite une bibliothèque dans l’air du temps avec les écrivains à la mode. Vous aurez aussi le privilège de voir la trace d’un verrou qu’elle avait fait poser, par son mari peut-être, pour être tranquille… Autant dire qu’elle fournissait elle-même l’eau au moulin des ragots et des mauvaises langues… A la fin du parcours, vous emprunterez l’escalier que la reine a descendu le 6 octobre 1789 pour se réfugier chez le roi lors des émeutes à Versailles.
Havre de paix de Marie-Antoinette, le Petit Trianon est une escale champêtre. Cadeau de Louis XVI à sa femme, elle en a fait son refuge, loin de Versailles, de l’étiquette et de ses ennemis. Ici pas de dorures, mais des guirlandes de fleurs, de rubans et des camaïeux de blancs et de bleus. Le deuxième étage brille par sa discrétion et son élégance. On y trouve la chambre de Louis XVI, qu’il utilisa peu, celle de Mme Campan, la femme de chambre de Marie-Antoinette et d’autres réservées à ses amis. Normalement cet étage est fermé au public mais il s’ouvrira exceptionnellement pour les lecteurs d’Arts Magazine.

De la Pompadour à la Du Barry
Les toits de Versailles ont longtemps abrité les faiblesses de Louis XV… Libertin invétéré, le Bien-aimé n’avait que quelques marches à grimper pour rejoindre ses favorites. Si vous empruntez ce chemin, vous marcherez sur les pas de ces courtisans qui logeaient à l’époque dans ces petits appartements. Réhabilités depuis peu, ces appartements avaient été rasés par Louis-Philippe pour y présenter son musée. Ces chambres appartenaient autrefois à Mme de Pompadour, maîtresse, amie et conseillère de Louis XV. La pénombre habite cette antichambre. On imagine Louis XV se glisser furtivement entre les ombres… La Pompadour n’avait pas la folie des grandeurs, sa chambre est petite et sobre, mais on ressent une ambiance conviviale malgré les centaines d’années passées. Ce qui n’est pas du goût de Jeanne Bécu, future Comtesse Du Barry, qui préféra des appartements plus grands.

Le caprice de Louis-Philippe (1773 – 1850)
Ces rendez-vous nocturnes ne plaisaient pas beaucoup à Louis-Philippe qui préféra le silence d’un musée aux chuchotements des courtisanes et des libertins. Mais nous pouvons le remercier car, grâce à lui, Versailles possède une impressionnante collection de tableaux. Et pour cause, se sentant coupable de pas être un enfant de la Révolution française, ni de l’Ancien Régime, (son père Philippe Egalité avait voté la mort de son cousin Louis XVI), le Roi des Français a rendu hommage à sa manière aux tourbillons de l’histoire dont il n’avait pu être témoin. En 1837, Louis-Philippe vide et transforme les chambres des courtisans en galerie et amasse plus de 3000 œuvres. Puis, au cours de la restauration au 20ème siècle, Versailles redevient une demeure royale. De son musée, il ne reste que quelques galeries fermées au public qui abrite des toiles comme Marat assassiné, Le Serment du Jeu de paume, Napoléon au pont d’Arcole… Des tableaux qui nous sont familiers puisqu’ils illustrent encore nos manuels d’histoire…

Dans l’obscurité de ces couloirs oubliés, l’histoire reste éternelle.

Monversailles vous invite à lire Arts Magazine qui offre un magnifique cadeau aux passionnés de Versailles : découvrir ces endroits si particulier et entrer dans l’intimité de l’histoire.
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Publié dans Au Château

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